Vers la fin du support physique des jeux?

Réflexion
#1

Suite à la dernière conférence de google qui va proposer très bientôt du jeu en Streaming via les datacentre google présents dans le monde entier, on peut se demander si dans les prochaines années le support physique ne va pas complètement disparaître.

Les prochaines consoles embarqueront encore les bons vieux lecteurs mais les suivantes?
La 5G va aussi arriver et apporter une vitesse de débit bien supérieur à la 4G.

Bref l’avenir est il dans le streaming des jeux (google stadia) et le dématérialisé?

Comment Sony qui mise actuellement sa stratégie sur les consoles va revoir sa position? Une alliance avec Amazon par exemple ?

  • J’achète plus de support physique que dématérialisé
  • J’achète plus de support dématérialisé que physique

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#2

Longue vie au support physique ! :star_struck:

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#3

Et en avant pour ma grande spécialité : le Pavé-César sur lit de Chèvre et Noix de Cajou. x)

Qui sera, je l’espère, le premier d’une longue lignée sur un site prospère et fréquenté ! :slight_smile:

À mon avis, il y a en a beaucoup, dont moi, qui sommes encore attachés au support physique. Alors que ça fait pourtant longtemps que nos achats sont majoritairement démats. Entre les jeux indés, les promos, les battle-royale les plus populaires qui sont démat only, le PlayStation Plus, le Xbox Game Pass… je pense qu’il s’agit désormais d’une réalité. Il y a de gros avantages en terme d’encombrement, d’accessibilité…

Mais pour autant, il serait regrettable que les supports physiques disparaissent définitivement. Pas seulement pour une question d’attachement, mais aussi pour des raisons de propriété privée. Un jeu dématérialisé ne nous appartient jamais totalement. Les plate-formes de téléchargement peuvent fermer, on peut décider du jour au lendemain d’y coller un DRM d’archivage qui le rendra inutilisable…

Le jeu entièrement démat n’est donc pas une chose que j’estime souhaitable. Je vois le physique comme complémentaire, et restant de toute manière indispensable à l’heure où la fibre est loin d’être partout.

Concernant la question particulière du jeu vidéo en streaming, il y a évidemment des avantages propres : À commencer par le côté abonnement à la Netflix, avec un catalogue en accès plus ou moins illimité suivant le tarif de l’offre. (Avants-premières, DLC exclusifs…)

Cela facilitera aussi la gestion de l’aspect Online de certains jeux, dans le cas où les serveurs de jeu et de streaming partageraient le même datacenter. Donc moins d’interférences, moins de lag…
Je pense aussi que le règne du streaming signerait la fin des portages et remakes HD, au moins pour les nouveaux titres. Tu es un éditeur qui veux mettre ton jeu à jour graphiquement ? Il suffit juste de déployer un patch dessus, et d’upgrader la configuration nécessaire à l’intérieur des serveurs de stream. Inutile de redévelopper le jeu.

Mais il y a aussi des aspects moins réjouissants : à commencer par les habitudes de jeu qui pourraient évoluer dans le mauvais sens, en faisant l’apologie d’un “zapping” de plus en plus forcené. Un jeu te saoule ? Tu abandonnes direct et tu passes à un autre en un clic sans aucune persévérance. C’est déjà le cas actuellement, mais cette sur-consommation pop-corn serait encore plus marquée.

Les jeux vidéo risqueront alors de continuer à devenir de plus en plus accessibles et assistés, pour conserver l’attention du joueur lambda qui constitue le public majoritaire. Le succès d’un jeu ne se mesurera plus en nombre d’exemplaires vendus, mais en “temps de jeu cumulé” de la part des utilisateurs. Ce qui risque de favoriser des pratiques éditoriales assez malsaines pour le secteur, en calibrant touts les jeux comme des oeufs de poule bien lisses et réguliers : pas question de faire tâche. Sans oublier les algorithmes de recommandations qui risquent d’être pipés par l’éditeur, selon son bon vouloir et ce qui l’arrange le mieux.

C’est d’ailleurs un phénomène que l’on voit de plus en plus sur Netflix : il y a une concentration de l’audience vers les séries les plus populaires, avec un puissant effet de centralisation qui défavorise les autres producteurs. Le spectateur prend l’habitude de suivre ce qui est le plus mis en avant, sans prendre le temps de rechercher par lui-même des trucs moins connus.

Plus que jamais, en cas d’avenir entièrement tourné vers le streaming, je pense vraiment que seuls les plus gros éditeurs parviendraient à s’en sortir sans trop subir. Les autres n’auront plus la main sur rien. Il y a aussi de sérieux questionnement éthiques dans l’idée que celui qui fournit la plate-forme est également celui qui fournit le contenu : ça sera la foire à la concurrence déloyale et aux monopoles. GAFAM + Jeu Vidéo ? Personnellement, je ne peux m’empêcher d’y voir une dystopie assez dangereuse.

Se pose aussi la question du rendement énergétique de la chose, à l’heure où l’on prend enfin conscience que, sauf miracle, on va devoir se rationner de plus en plus. Sous peine d’avoir la planète qui nous explose à la figure. Peut on vraiment continuer avec cette logique de flux data de plus en plus énergivore ? Évidemment, ça ne vaut pas que pour Google, loin de là.

Je ne pense pas que cette solution du streaming serait écologique, malgré l’utilisation de clients légers et sobres en énergie pour afficher l’image + l’absence totale de fabrication de support physique. Il ne suffit pas de faire tourner les serveurs de jeu dans un espace optimisé pour les économies d’échelle : il faut aussi acheminer le signal jusqu’à l’utilisateur final. Et cela a un coût en terme de réseau et d’infrastructures.

Le débit Internet est évidemment un autre frein : si tel jeu est inaccessible par 50% de tes amis car ils n’ont pas la connexion suffisante, alors tu préféreras te rabattre sur le téléchargement en local de ton jeu. Voire d’aller acheter la galette.

Bref, le tout-streaming, je ne pense pas que c’est pour tout de suite. Et ce n’est pas plus mal. x)

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#4

J’adore tes longues tirades :smile: , je ne sais pas m’exprimer moi, je t’envie un peu :3 (on envie tous quelqu’un pour quelque chose de toute façon :grin: ). Hâte de lire d’autres de tes œuvres, toujours de grande qualité et captivantes à souhait ! :slightly_smiling_face:
Pour réagir un peu, j’ai toujours été dans le physique, il n’y a guère que 4 jeux que j’ai dématérialisés (dont un sur ma défunte PS3 :man_shrugging: , comme quoi) sur plus d’une centaine. C’est tellement agréable de se balader dans un magasin, observer les jeux en vente :relaxed: (et faire du lèche vitrine parce que je dépense pas mon argent :thinking:). Je préfère largement considérer que je possède un jeu, pouvoir le transporter ou l’exposer que de savoir que je peux le perdre juste en un clic :face_with_raised_eyebrow: Je veux créer des jeux et mon rêve est de créer ma propre console, donc pour moi, l’originalité du support primera et je ne ferais surement pas de dématérialisé, ou alors avec inconvénient :roll_eyes: En fait, si le support physique meurt, mon attrait pour les jeux vidéos diminuera aussi… :pensive: Mais je crois en lui ! :wink:

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#5

toujours intéressant de lire vos réponses.
Je pense quand même que dans quelques années le support physique sera de plus en plus rare.
Très récemment Samsung a dit qu’ il ne fabriquerait plus de lecteur BluRay. On parle de Samsung un des plus gros du marché.

C’est vrai que le gros avantage du support physique est (en plus de l’avoir en objet visible chez soi) de pouvoir le revendre.

Mais finalement ce n’est pas parce qu’on a le support physique que l’on ait propriétaire du jeu. Exemple les jeux qui demandent une connexion en ligne permanente. Le jour où l’éditeur arrête, le jeu s’arrête aussi.

Clairement Sony est en retard et doit se poser des questions. Bien sur la PS5 verra le jour avec un lecteur HD BluRay mais pour la suite?

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#6

les doubles posts sont ils autorisés mon cher Blacky? :innocent:
on a 9 votants pour l’instant et cela penche vers le dématérialisé quand même.

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#7

Oui, un par jour maxi :slight_smile:

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